Editorial

Assurances creuses

Suite à l’accident ayant entrainé mort d’homme dans un parc de loisirs, les autorités, dites concernées, se sont fendues en explications les unes plus ahurissantes que les autres. Alors qu’elles savent qu’il n’existe aucune certification des installations, ni de test de conformité aux normes, encore moins une réglementation qui exige des tels tests. Quand ces installations sont conformes à certaines normes, le pays ne dispose d’aucune compétence pour assurer la mise en place des tests de conformité sur une base régulière.

L’accident ayant coûté la vie à un jeune au Domaine de Chazal ne serait que le bout de l’iceberg, de nombreuses victimes commençant à se signaler. Le cas du couple de touristes indiens venus passer leur lune de miel à Maurice et qui avait du rentrer en catastrophe, suite aux blessures qu’avait subi la jeune femme au cours d’un accident sur l’attraction la plus récente à l’époque au Casela, le Tulawaka Gold Coaster avait motivé la CAP à mener son enquête dans ce domaine. Depuis, on dit que la Police mène toujours son enquête.

Ces accidents soulèvent la question la plus pertinente de la conformité aux normes des installations des parcs de loisir. Les toboggans, les tyroliennes et autres quad bikes sont-ils sujets à des normes de sécurité? A quelle fréquence ces installations subissent-elles des vérifications, relatives à la conformité aux normes ? En cas de certification par un bureau de certification étranger, y a-t-il un audit régulier entrepris par celui-ci ? Y a-t-il une autorité à Maurice pour assurer que de telles vérifications ont été faites conformément aux paramètres établis ?

Les déclarations visant à rassurer les utilisateurs venant de la MSB comme de la Tourism Authority ne seraient-elles que du bluff ? L’enquête de la CAP en 2019 avait révélé une toute autre dimensionde la situation. Les réponses à nos interrogations auprès de la Tourism Authority ne nous furent parvenues que trois mois plus tard. Du coté, du ministère, ce fut motus et bouche cousue.

Il est plus qu’urgent de passer à l’acte. Nos nombreuses interrogations n’ont pas eu de réponses, d’où notre demande pour un audit complet en vue de déterminer la conformité de ces installations aux normes internationales. Il est urgent de promulguer les réglementations qui s’imposent afin d’éviter d’autres morts sur nos parcs de loisirs.

Mosadeq Sahebdin